Plasticien autodidacte aux projets aussi bien multiformes que bricolés, j’ai constitué – renforcé – le gros de mes armes créatives en suivant les aléas artistiques d’une compagnie théâtrale; un médium étroitement lié a mon parcourt – notamment en qualité de directeur artistique. Dessinateur de toujours, carton-pâtemancien (1er du nom et roi des Andales) et créateur d’univers fictionnels, mon travail se nourrit des cultures de l’imaginaire, a l’hémistiche du macabre et de l’enfantin…

Mais je suis aussi…

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Panneau 1

Un ludiste dans l’âme

Rôliste de toujours, c’est après avoir largement écumé différentes mécaniques – notamment l’exhaustif D20 système – que l’envie de créer mon propre jeu me saisit. Bien des tentatives avortées plus tard, c’est maintenant chose faite avec mon chers Pain d’Épique, un jeu de figurines militaro-patissier se déroulant en « espace réel ».

Maintenant armé d’un premier prototype, je cherche désormais a le confronter au public dans l’espoir d’optimiser le système de jeu et – sait-on jamais – rencontrer un éditeur.trice interessé.e.

Pain d'EPIQUE 02
Pain d’Épique – matériel de jeu du premier prototype

 

Panneau 2

Directeur de compagnie


« L’horreur et l’humour sont indissociables; c’est le mélange des deux qui fait le plaisir »

Alfred Hitchcock


Chirurgien sans morale, le sinistre Brockeau œuvre dans les coulisses crasseuses du Cirque Apollon ; un freak-show des fêtes-foraines d’antan. Là, la créations de chiens a deux queues et autres poules sans plumes font son quotidien. Malheureusement, les recettes du cirque semblent aller au plus mal, et la rivalité virulente avec le chapiteau voisin – le cirque Artakoff – n’est pas là pour aider…

Mais Brockeau travaille secrètement sur un projet révolutionnaire, une attraction qui saura a elle seule assurer la fortune du Cirque Apollon : le voilà maintenant en possession d’un gorille qu’il escompte bien transformer – chirurgicalement parlant – en véritable Être Humain.


Effets spéciaux mécanisés, maquillages latex maison, faux sang volontairement « trop rouge », voilà autant de ficelles tirées d’un certain système D que nous allons ici employer pour constituer ce véritable cabaret de l’enfer.

Voilà bien une méthodologie de travail propre au Cadavre Exquis, ma compagnie théâtrale: privilégier l’inventivité technique, la générosité d’un jeu graphique pour conférer aux Effets – aussi bien spéciaux que narratifs – l’impact sensitif qu’ils méritent. Indubitablement, le Grand-Guignol est riche d’une truculence charnelle toute particulièrement prompte aux plaisirs – souvent inavouables – des sens.

Le Faiseur de Monstres est destiné a être présenté – dans la rue ou en salle – a l’orée de l’été 2019.

Panneau 3

Réalisateur de théâtre radiophonique

« Scandaliser est un droit, être scandalisé est un plaisir. »

Pier Paolo Pasolini


A la fois lieu et genre, théâtre de l’épouvante et du meurtre, c’est au cœur vibrant du Pigalle de la Belle Époque que fit son apparition le Grand-Guignol. Théâtre de la médiocrité humaine – souvent politique, toujours cruel et indubitablement de mauvais goût – celui-ci donne part belle a l’ironie fatale, au rire sordide.


Riche de soixante ans d’histoire et fort de la densité de son répertoire constitué de plus de trois cent textes – pour beaucoup – issus de plumes fameuses de la littérature populaire française (Gaston Leroux pour ne citer que lui) le théâtre de Grand Guignol se retrouve pourtant aujourd’hui largement abandonné, voir oublié… Indubitablement, le genre fait clairement des œillades a notre penchant naturel, sordide, pour un certain voyeurisme morbide : Le Baiser de Sang, L’atroce Volupté où encore Le Jardin des Supplices, autant de titres que l’ont pourrait justement qualifier de racoleurs… Et pourtant, en qualité de spectateur-trices, ceux-ci nous appellent a eux à la façon du sempiternel insecte et de la bougie…

Je vous invitons donc, au sein de ce programme, de redécouvrir les classiques du genre sous forme de fictions radiophoniques.

Cliquez sur l’image pour accédez aux podcasts de l’émission

 

Panneau 4

Vidéaste aux heures perdues


L’épopée tragique unissant Pedro – un ténébreux gardien de cimetière – à Catrina, une señorita reposant six pieds sous terre. En ce lieu magique qu’est le cimetière de San Desperado, tous les morts quittent leurs tombes une fois l’an, et se rendent sur la place du cimetière pour une samba endiablée ; les macabres dansent, tandis que se dessine la tragique romance entre la jeune morte et le petit fossoyeur de rien du tout…


Tourné intégralement en studio – dans l’héritage des productions de La Hammer ou encore des (premières) œuvres de Tim BurtonLos Muertos aura été le fruit de trois ans d’un travail laborieux, et rendu uniquement possible grâce au volontariat sans faille d’une conséquente équipe de bénévoles.

Le résultat final – projeté pour la première fois au cinéma LUX en octobre 2017 – est pourtant loin d’être exempt de tout défaut: le film porte le poids certain de ma juvénilité d’alors, de l’inexpérience qui était mienne en qualité de réalisateur. Véritable film d’apprentissage, il aura pourtant été une rampe pour de futurs projets, volontairement plus modestes.

Ainsi riche de l’expérience acquise – particulièrement en matière de montage – sur Los Muertos, j’ai eu l’occasion depuis lors de travailler sur divers postes auprès d’autres cinéastes, et aussi de quo-réaliser de petits films dans le cadre du Marathon du Court-Métrage – un dérivé Caennais du principe des Kinos.